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3 raisons d’aller voir La Vie de Château au ciné

la vie de chateau

Immersion au cœur de La vie de Château… d’eau. Un film de Modi Barry et Cédric Ido qui sortira le 9 août sur les écrans français. La rédac vous livre 3 raisons de vous laisser séduire.

Direction le quartier de Château d’eau, à Paris, épicentre des salons afro. Dans ce film réalisé à quatre mains par le Français d’origine russo-guinéenne Modi Barry et le Franco-Burkinabè Cédric Ido, on plonge au cœur de l’un des fiefs des rabatteurs de la diaspora africaine. De déambulations en errances sur le boulevard de Strasbourg, on suit le quotidien de ces rois de la tchatche, ces dandies de la sape aspirant au rêve parisien : ouvrir un salon, défier la concurrence à grand renfort d’idées lumineuses, mais surtout de magouilles et de négociations.

Sans véritable intrigue, le film offre une photographie – un peu superficielle – de la vie des quidams et des commerçants à Château d’Eau où les grands rêves tombent… à l’eau, là où on aurait souhaité pénétrer dans les entrailles d’un secteur de niche, certes visible, mais finalement méconnu des Parisiens… Et qui a bien souvent mauvaise presse.

A sa manière, le film tente de redorer le blason du quartier de Château d’eau en faisant jaillir, dans ses grandes largueurs, quelques aspects socio-culturels, parfois bien sentis, d’une communauté plutôt soudée. Sur fond de coupé décalé, de jazz et de séquences qui lorgnent vers les productions Blackspotation, La Vie de Château, frais et divertissant, remplit le contrat du feel good movie de l’été en moins d’une heure et demie. Trois raisons d’y aller…

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Parce que le film dresse un petit état des lieux du marché de la beauté afro

En surface, mais quand même ! Si d’un côté Sonia, business girl en herbe, veut convertir Château d’Eau pour mieux convertir l’Afrique en lançant un nouveau produit de mèche inédit, Djenaba, elle, vit la concurrence de plein fouet et peine à relancer la machine dans son vieux salon en perte de vitesse. On est témoin d’un marché ultra compétitif, où il est aussi question du business illégal des crèmes éclaircissantes qui vient infiltrer les salons de coiffure et de manucure. Sans jugement, le film joue la carte de la transparence au sujet des usages de beauté de la communauté afro, et du marché clandestin et lucratif des produits de blanchiment de la peau.

Pour être témoin de la diversité du quartier

Château d’Eau, c’est avant tout la diversité. La diaspora africaine issue de l’Afrique francophone – mais on entend parler d’un certain Nigérian – côtoie et travaille avec la communauté chinoise – principalement affectée à la section onglerie concernant les femmes – mais aussi avec les Indiens (pour les fameuses mèches de cheveux qualité « premium »), ou encore les Kurds qui tiennent les kebab. Bref, un joyeux melting pot où tout le monde semble, en apparence, s’entendre…

Pour le casting…

Notamment pour l’acteur burkinabè Jacky Ido, l’une des têtes d’affiche du film, qui n’est autre que le petit protégé de la nouvelle papesse des séries : Shonda Rhimes. Le comédien, qui est également slameur, est au casting de la dernière création produite par l’Africaine-Américaine, The Catch.