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Qui sont les Swaggers, les danseuses d’Oumou Sangare ?

les swaggers

Quand un gang de danseuses afrodescendantes s’approprie les codes du ndombolo version hip hop pour la star malienne, Oumou Sangare.

Les bandes de danseuses afrodescendantes sont sur le devant de la scène. Tandis que la vague hiplet continue à déferler sur la Toile pour pallier le manque de visibilité des danseuses non-blanches dans les ballets à coups de danse classique revue à la sauce hip hop, d’autres féminisent le genre… en lui injectant des bases de danse contemporaine.

C’est le cas du gang de danseuses afrodescendantes basées à Paris et sa région, Les Swaggers, né sous la houlette de la chorégraphe de Stromae, Marion Motin, en 2009.  La plupart des membres font partie du collectif M.K.O, pour Meufs Ki Osent, soit un collectif d’artistes 100% féminin officiant autant dans le street art, la mode, la musique que la danse.

Repérées par la reine du Wassoulou, les filles ont donc été invitées à illustrer le clip « Kamelemba », extrait du dernier album d’Oumou Sangare, Mogoya. Sur les toits de la banlieue parisienne, on les voit ainsi réinterpréter les bases ndombolo auxquelles viennent se greffer des pas de hip hop old school dans un esprit ultra arty. Uniformes immaculés, coiffures africaines (bantu knots et autres box braids)… En faisant appel à des girls de Paris, la star africaine met un coup de projo sur la nouvelle génération de créatives afro, tout en les biberonnant au son venu d’Afrique. Un bon moyen de souder les liens entre les générations, la diaspora et le continent.