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4 choses à savoir sur Madam C.J. Walker, la première femme noire millionnaire

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À la tête d’un empire de la beauté capillaire, Madam C.J. Walker est la première self-made woman africaine-américaine issue de l’esclavage.

De son vrai nom, Sarah Breedlove, Madam C.J. Walker aurait pu de son vivant faire partie de notre rubrique Les Héroïnes. Issue d’une famille d’esclaves, elle a construit un véritable empire par ses propres moyens et a fait énormément pour la communauté africaine-américaine à l’orée du 20e siècle.

Madame C.J Walker au volant de sa voiture
Madam C.J. Walker au volant de sa voiture © Pinterest

Elle venait d’une famille d’esclaves

Née en 1867 en Louisiane, Madam C.J. Walker vient d’une famille de six enfants. Ses parents, Owen et Minerva Breedlove étaient les esclaves du riche propriétaire d’une plantation. Elle est le premier de leurs enfants né après l’abolition de l’esclavage aux États-Unis. Suite à la mort prématurée de ses parents, la jeune Sarah Breedlove se retrouve chez son unique sœur, Louvenia, et son mari Willie Powel.

Elle s’est mariée trois fois

Au cours de sa vie, et avant de devenir Madam C.J. Walker, Sarah Breedlove s’est mariée à trois reprises. À l’âge de 14 ans, elle épouse un ouvrier, Moses McWilliams pour fuir les abus perpétrés par son beau-frère. Elle donne naissance à une fille, A’Lélia McWilliams Walker.

A'Lelia McWilliams Walker, la fille de Madame C.J. Walker
A’Lelia McWilliams Walker, la fille de Madam C.J. Walker © Pinterest

Après la mort prématurée de son premier mari en 1887, elle fait la rencontre d’un certain John Davis. Le couple divorce en 1903 après neuf années de mariage. Enfin, Sarah Breedlove rencontre Charles Joseph Walker, un vendeur de journaux et devient ainsi Madam C.J. Walker en 1906, avant de se séparer de lui, six ans plus tard.

Un empire cosmétique

Victime, comme de nombreuses femmes de l’époque, d’une alopécie, Madam C.J. Walker s’est beaucoup intéressée aux produits capillaires pour les femmes noires. À l’époque, les conditions de vie des esclaves et des Africains-Américains étaient plus que déplorables. Les Africaines-Américaines se lavaient énormément les cheveux avec des produits inadaptés, ce qui menait à une irritation du cuir chevelu, puis à la chute des cheveux.

Après avoir étudié les produits capillaires du marché, Madam C.J. Walker a eu l’idée de réaliser elle-même les siens avec du shampoing et de la pommade à base de souffre pour assainir son cuir chevelu irrité et booster la pousse capillaire. Ses produits ont très rapidement trouvé leur public et Madam C.J. Walker s’est retrouvée à les vendre à travers tous les États-Unis. Elle crée donc son entreprise, C.J. Walker Manufacturing Company.

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Pour mener son entreprise à bien, elle poste sa fille à Denver dans une boutique de vente à distance et parcours le pays, surtout les Etats du Sud et de l’Est, avec son mari, Charles Joseph Walker. En 1910, Madam C.J. Walker décide de poser ses valises à Indianapolis, en Indiana et y installe son siège social ainsi qu’une usine.

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Une femme influente de la communauté africaine-américaine

Au cours de ses voyages professionnels, Madam C.J. Walker et son mari font une halte à Pittsburgh en 1908. Pour aider la communauté africaine-américaine, le couple crée le Lélia Collège, une école pour former des professionnels de la coiffure. Une chose encore inédite à l’époque.

Très impliquée dans la vie de la communauté africaine-américaine, Madam C.J. Walker devient un véritable porte-parole et modèle pour de nombreuses femmes noire. Elle participe à des conférences et encourage les femmes à créer leur propre business, en plus de soutenir des organisations telles que la National Association for the Advancement of Colored People (NAACP).