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« Excision, parlons en ! » : une campagne pour mettre en garde les jeunes filles qui rentrent au pays

excision

Pour marquer la journée de mobilisation internationale contre les mutilations génitales féminines, l’association « Excision, parlons-en ! » démarre une campagne de prévention destinée aux adolescentes.

Alerte Excision, c’est le titre du film d’animation de l’association « Excision, parlons en ! » qui veut sensibiliser les adolescent(e)s sur les risques des mutilations génitales féminines. Le film s’adresse en particulier aux jeunes filles qui, alors qu’elles sont en vacances dans le pays d’origine de leurs parents où cette pratique subsiste encore pour des raisons culturelles ou religieuses, s’exposent à cette pratique. Problèmes urinaires, hémorragies, infections, douleur aiguë, traumatismes graves… Voilà les conséquences de l’excision sur le corps de la femme.

Trois jeunes filles sur dix, âgées de 12 à 18 ans sont menacées de mutilations sexuelles durant leur voyage d’après le réseau d’association « Excision, parlons-en ! »

Des affiches imprimées du slogan « Tu pensais partir en vacances ? » seront visibles dans plusieurs panneaux publicitaires jusqu’à la fin du mois de juin, et le début des vacances d’été.

Un moyen d’interpeller sur ce risque bien réel.

La vidéo de la campagne est diffusée sur les réseaux sociaux également et un tchat numérique a été mis en place afin que les filles puissent s’informer et s’exprimer de manière anonyme.

 

Des chiffres alarmants

Chaque année, selon le rapport Unicef 2013, c’est près de trois millions de jeunes filles excisées, soit six par minutes. Elles vivent en France, en Afrique et partout dans le monde.

D’après les données rapportées par les Nations unies, elles étaient 200 000 millions à avoir subi une forme de mutilation génitale (la clitoridectomie, l’excision, l’infibulation et les formes non-classées de MSF) en 2016.

Les pays les plus concernés par cette atteinte à l’intégrité physique des femmes sont ceux du continent africain, le Yémen, l’Indonésie ou encore l’Irak. En France, cet acte est puni par la loi.

La chanteuse d’origine malienne Inna Modja, marraine de la maison des femmes de Saint-Denis et de l’association, a lancé lancé la campagne en France, lundi 5 février, à la veille de la Journée internationale de lutte contre les mutilations génitales féminines du 6 février. Un concert est prévu pour le 3 mai et une collecte solidaire sera organisée en vue de la création d’un réseau de « Maison des femmes » partout en France pour accueillir les femmes victimes de violence. C’est l’objectif que l’équipe de la Maison des Femmes de St-Denis et tout son réseau se sont fixés pour les 5 ans à venir.