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Côte d’Ivoire : création du premier syndicat féminin pour le droit des travailleuses

Le premier réseau des femmes syndicalistes de Côte d’Ivoire (REFSY-CI) a été créé il y a quelques jours pour défendre les travailleuses. A sa tête, une femme !

Pour la première fois en Côte d’Ivoire, un syndicat pour le droit des travailleuses issues de l’administration, du milieu agricole et du secteur informel a vu le jour. « Amour, solidarité, justice », telle est la devise de ce réseau présidé par une femme : Mariatou Guiehoa.

Cette militante pour la cause des femmes depuis plusieurs années espère à travers cette initiative « porter haut [les] préoccupations [des femmes] auprès des pouvoirs publics », a-t-elle rapporté à l’AFP, estimant que ces dernières sont « reléguées au second plan ». Tandis que pour la ministre de la solidarité, de la femme et de la protection de l’enfant, Mariatou Koné, le syndicat représente « une avancée dans la politique de promotion de la femme » et « un puissant instrument de négociation sociale qui favorisera le dialogue constructif, à l’exclusion de la violence ».

Fort de quelque 4000 adhérentes, parmi lesquelles des sociologues, enseignantes, vendeuses sur les marchés, pompistes, ou encore transporteuses, ce « syndicat libre et indépendant pour les femmes » a pour ambition de devenir une référence dans le milieu syndical, jusqu’à présent dominé par les hommes.

L’un des premiers objectifs du syndicat : travailler sur la question de la couverture maladie universelle des travailleuses du secteur informel. « Les artisanes, les femmes rurales vivent au jour le jour. Si pour des raisons de maladie, elles n’ont pu bénéficier de soins, elle ne peuvent générer des ressources », a déploré auprès de l’AFP, Salimata Porquet, présidente de la Plateforme d’éveil électoral des femmes et des jeunes, une ONG panafricaine et marraine du réseau.