article

My Be Pop : une Belgo-Camerounaise gastronomise le snacking

MY be pop

Entretien avec Annick Mpeza, co-fondatrice et directrice commerciale de My Be Pop, une échoppe monomaniaque réservée au pop-corns gourmets, campée à Bruxelles. On y court !

Longtemps réservé aux étalages des supermarchés et boutiques de multiplex, le pop-corn se gastronomise aujourd’hui sous la houlette de la Belgo-Camerounaise, Annick Mpeza, et de son époux, Thierry Ramelot, directeur financier. Le couple redonne au pop-corn ses lettres de noblesses en proposant un produit gourmet décliné en version sucrée (pour le dessert, goûter, ou encore en guise de topping dans une glace ou sur un cupcake) et salée, idéal pour un apéro, un snack ou agrémenter une salade.

 

my be pop

Inaugurée en 2015, la boutique est logée dans le quartier huppé des Sablons, à Bruxelles. My Be Pop offre un écrin sophistiqué aux tons cognac, blancs et noirs, un joli parquet, des moulures raffinées… Une boutique inspirée de l’univers de Christophe Adam, également à la tête d’une boutique monoproduit dédiée à l’éclair.

Rien d’étonnant puisqu’Annick, pourtant diplômée en pharmacie, s’est reconvertie dans la décoration d’intérieur en lançant avec son mari un bureau d’architecture d’intérieur.

Une élégance qui se confirme aussi à travers les packagings soignés (cornets en papier, box ou bonbonnières en verre), et bien sûr à la dégustation !

Des matières premières de qualité, à commencer par le maïs mushroom – cultivé de manière durable dans le sud-ouest de la France, garanti sans OGM et soufflé à l’air chaud –, des produits frais, sans huile ajoutée, colorant, conservateur et autre additif, artisanaux et locaux mis à l’honneur (fraise de Belgique, chocolat noir Belge, cuberdon), mais aussi saveurs africaines nobles. Bref, My Be Pop séduit !

my be pop

 

Comment vous est venue l’idée de lancer My Be Pop ?

Mon mari et moi sommes spécialisés dans l’HCR (Hôtel, Café, Restaurant). Nous avons noté qu’en rendez-vous, on nous proposait toujours des chips et autres cacahuètes. C’est en se rendant dans un restaurant étoilé de Bruxelles, où nous avons dégusté un pop-corn d’exception, que nous avons eu l’idée de nous spécialiser dans le pop-corn gastronomique.

Votre positionnement : le monoproduit. Un concept qui a le vent en poupe…

Ce qui nous a séduits, c’était d’ouvrir un magasin monoproduit mais dont le produit pouvait être utilisé de différentes façons. Raison pour laquelle nous avons fait le pari d’ouvrir une boutique, parce que nous voulions apporter de la crédibilité à notre produit. On a dû faire tout un travail d’éducation pour redonner au pop-corn ses lettres de noblesse.

A Paris, plusieurs échoppes de monoproduit sucré ont ouvert leurs portes ces dernières années. A Bruxelles, quel est l’environnement concurrentiel. Le monoproduit, un marché porteur ?

On a été accompagnés par un incubateur au moment de la création de l’entreprise. L’équipe a pris en main l’étude de marché, et a vite constaté que le projet était innovant. Il n’y avait aucune base comparatrice. Quant à mon mari et moi, étant donné que nous somme dans l’Horeca, nous avons observé le comportement des gens pour analyser leurs habitudes de consommation, voir ce qu’ils prenaient avec un café, du vin, en apéritif et lors de cocktails etc.

Nous nous sommes basés sur ces usages, et avons constaté qu’on avait toute notre place. Notre produit, qui se décline en différentes saveurs, se sert aussi bien avec un café ou un thé, que lors de cocktails avec des bulles ou du vin. Le produit est adapté à différentes occasions. Il peut remplacer les sempiternels dragées lors des mariages, s’inviter sur la table d’une baby shower etc.

my be pop
My Be Pop

En marge des recettes typiquement belges, vous travaillez des saveurs qui convoquent l’Afrique.

Nous proposons en effet un pop-corn à la tomate ras-el-hanout, l’épice du couscous, avec du cumin. J’ai également créé une recette au curcuma qui vient aussi du Maroc. Je fais également un pop-corn à la tomate piquante sur-demande.

Pour Nespresso, nous avons imaginé trois saveurs, dont une création coco-vanille, des saveurs qui rejoignent mes origines et qui a plu, puisqu’on a toujours cette recette à la carte. Nous sommes par ailleurs en train de réfléchir à un fruit d’Afrique, très parfumé et rare.

A quel type de clientèle avez-vous affaire ?

Notre clientèle est composée de Bruxellois et de touristes. Mais nous travaillons beaucoup avec les entreprises, grâce à qui nous réalisons le gros de notre chiffre d’affaires.

Vous officiez dans une start-up familiale, aux côtés de votre époux. Est-ce rassurant ? Comment gérez-vous la bonne distance nécessaire à la bonne gestion d’une entreprise ?

Nous avons des fonctions bien distinctes. Je m’occupe de la communication et du marketing, et mon mari de la partie financière. C’est clair et ça fonctionne.

Quelles sont les prochaines étapes de My Be Pop ?

Nous nous implantons progressivement dans les cinémas, mais les espaces d’art et d’essai qui ont décidé de distribuer du pop-corn lors d’événements particuliers comme les avant-premières. Nous avons commencé au cinéma Galeries, situé sur la Grand-Place de Bruxelles. Un bel espace qui héberge des expositions etc. En France, nous avons investi le Cinéma Les 3 As au Touquet (Hauts-de-France).

L’idée est de distribuer nos créations en dehors du sol belge. La grosse prospection de ce deuxième trimestre sont les épiceries fines.

Découvrir My Be Pop