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Fatoumata Diawara lève la voix en solo sur « Fenfo » !

fatoumata diawara

Après avoir passé une année à défendre Lamomali, le projet emmené par Mathieu Chedid, Fatoumata Diawara revient avec un deuxième opus déversé en bambara, Fenfo. Entre réalité africaines et universelles.

De tous les projets, Fatoumata Diawara aura pris le temps qu’il faut pour accoucher de son deuxième ouvrage. Après Fatou (2011), la chanteuse, compositrice, guitariste et actrice malienne revient avec un nouvel opus en solo Fenfo – sous-titré « Something to Say » (quelque chose à dire). Un album une nouvelle fois chapeauté à la production par le Français Mathieu Chedid. Et enregistré entre le Mali, le Burkina Faso, Paris et Barcelone, où l’artiste a élu domicile.

Avec son chant wassoulou déversé sur des arrangements contemporains, Fatoumata Diawara est parvenue à exporter sa musique au-delà les frontières du continent. Car c’est bien un album ancré dans la réalité africaine que l’artiste livre ici en bambara. Il y est question de la fierté noire et africaine sur « Kokorao » (« N’an ma bonya d’an yèrè kan Maa wèrè tèna bonya da fo ka dinyè ban” / Nous avons une culture et une civilisation propres à nous et dont nous devons être fiers), du poids de certaines traditions ethniques (« Kanou Dan Ye »), ou encore de la migration.

L’artiste nous a habitués à s’exprimer, en musique, sur les conditions des femmes dans les sociétés africaines traditionnelles, et aura également marqué la fin de l’année 2017 en publiant un clip coup de poing dénonçant le commerce des migrants noirs en Libye (« Djonya »). Son album n’en est pas moins teinté d’espoir et d’universel…

En attendant la sortie de Fenfo le 25 mai, l’artiste nous en dit plus sur son projet en vidéo !