article

Joana Choumali, la photographe raconte la Côte d’Ivoire

Au travers de ses portraits, Joana Choumali livre des témoignages socio-culturels saisissants sur son pays natal. Lumière sur cette photographe ivoirienne au talent certain.

Au travers de ses portraits, Joana Choumali livre des témoignages socio-culturels saisissants sur son pays natal. Lumière sur cette photographe ivoirienne au talent certain.

2

Les scarifications vues par Joana Choumali

"Hââbré, the last generation"
« Hââbré, the last generation »

Jeune photographe basée à Abidjan, Côte d’Ivoire, Joana Choumali concentre l’essentiel de son œuvre sur l’Afrique et sa culture à travers le mode du portrait. En témoigne l’une de ses dernières séries en date baptisée « Hââbré », et signifiant « écriture, scarification » en langue kô (Burkina Faso). Un projet qui met en lumière la dernière génération de personnes scarifiées au visage, ici à Abidjan. Et qui raconte les dernières heures d’une tradition en passe de disparaître. Ce travail a amené l’artiste à en savoir plus sur ses sujets et la manière dont ils vivaient aujourd’hui ces incisions superficielles, autrefois marques indélébiles de l’identité sociale des individus; mais aussi canons esthétiques. Joana Choumali livre un témoignage d’une grande préciosité.

Joana Choumali : une œuvre documentaire

"Ces invisibles"
« Ces invisibles »

Via ses différentes productions, Joana Choumali distille un travail quasi documentaire, d’une beauté déconcertante. En 2008, elle portait déjà un regard sur le phénomène « Nappy ! » (« Happy and Natural »), l’année suivante elle saisissait la vie des habitants des bidonvilles d’Abidjan (« Ces invisibles »), tandis que courant 2013-2015, la série « Awoulaba/taille fine » rendait compte des critères de beauté et de la notion de féminité en Afrique. Joanna Choumali, une artiste à suivre.

"Nappy ! "
« Nappy ! « 

https://joana-choumali.squarespace.com/